La Fin du Monde :
La caméra survole la planète Terre, c’est toujours plus frappant. La Lune filoute à quelques pas de là. Fondu au noir.
Dans un laboratoire, une bande d’idiots lance un protocole jugé sûr. Aucun historien n’a retrouvé à quoi cette aberration devait censément aboutir. Passent des blouses blanches dont on ne voit pas les visages, des fois qu’elles ou leurs descendants traîneraient encore dans les plages : comprendre ce qui s’est produit est une chose, persécuter des gens qui n’y peuvent plus rien en est une autre.
Retour en orbite de la balle bleue. La poussière spatiale, débris de vaisseaux, boulons de satellites, s’illumine sous les feux du soleil. La pluie d’argent des éclairages artificiels, visible depuis l’espace, s’estompe à mesure que le jour lui glisse dessus.
Un insert nous présente quelle torture le va-savoir-quoi quantique à boucles est en train de faire subir à l’Univers.
Puis un quadrillage apparaît. Ce n’est pas un défaut de l’image. Des lignes sont nées partout, découpant même l’espace. D’abord les cubes résultants sont gigantesques, la Terre y entre en entier. Puis ils se subdivisent. Et se subdivisent. Et enlèvent toute cohésion à la matière qu’ils traversent.
La Terre existe encore au cours du processus, tas de grumeaux. Le film triche, car le Soleil s’est éteint, ses réacteurs coupés, mais on y voit encore. Puis vient le final.
Les lignes ont atteint le cœur des choses, déchirent le noyau des atomes. Là la matière devient énergie, fatiguée de toutes ces bêtises. Un dernier flash.
Il n’est plus rien. Les humains sont obsédés par leur monde d’origine, mais le même phénomène a eu lieu partout.
Quelques passages s’ouvrent. On constate que des têtes contemplent les restes. Elles viennent de ces univers artificiels, parallèles, où l’humanité jouait les touristes. Elles ne comprennent pas vraiment le bazar, ni ses implications. Elles ne sont même pas là parce que la Fin du Monde aurait produit un quelconque remue-ménage de leur côté, elles ont seulement remarqué que l’accès à toutes les sources d’énergie est coupé.
Touche d’horreur, on aperçoit aussi du vert dans les observateurs. De ce qui rôde et assassine. Mais il fallait bien que ça soit au courant, pour que ça en ait tiré une telle colère.
__ Pourritures. __
C’était la Fin du Monde.
Et, bon, il faut s’en remettre. À quoi bon rêver de rétablir l’Univers comme il était avant ? Il fait bon vivre sur les plages, qu’est-ce qu’on s’en tape de l’Univers. J’en ai assez de ces gens qui oublient que nous sommes tous, actuellement, en train de vivre, et que la totalité des vivants ne peut se consacrer à une cause perdue.
La cause qui m’intéresse, c’est de ne pas laisser ceux qui ont gratté du pouvoir écraser les citoyens sous leur botte. Le musc de la chose, c’est que ça passe par leur casser la gueule.
La caméra survole la planète Terre, c’est toujours plus frappant. La Lune filoute à quelques pas de là. Fondu au noir.
Dans un laboratoire, une bande d’idiots lance un protocole jugé sûr. Aucun historien n’a retrouvé à quoi cette aberration devait censément aboutir. Passent des blouses blanches dont on ne voit pas les visages, des fois qu’elles ou leurs descendants traîneraient encore dans les plages : comprendre ce qui s’est produit est une chose, persécuter des gens qui n’y peuvent plus rien en est une autre.
Retour en orbite de la balle bleue. La poussière spatiale, débris de vaisseaux, boulons de satellites, s’illumine sous les feux du soleil. La pluie d’argent des éclairages artificiels, visible depuis l’espace, s’estompe à mesure que le jour lui glisse dessus.
Un insert nous présente quelle torture le va-savoir-quoi quantique à boucles est en train de faire subir à l’Univers.
Puis un quadrillage apparaît. Ce n’est pas un défaut de l’image. Des lignes sont nées partout, découpant même l’espace. D’abord les cubes résultants sont gigantesques, la Terre y entre en entier. Puis ils se subdivisent. Et se subdivisent. Et enlèvent toute cohésion à la matière qu’ils traversent.
La Terre existe encore au cours du processus, tas de grumeaux. Le film triche, car le Soleil s’est éteint, ses réacteurs coupés, mais on y voit encore. Puis vient le final.
Les lignes ont atteint le cœur des choses, déchirent le noyau des atomes. Là la matière devient énergie, fatiguée de toutes ces bêtises. Un dernier flash.
Il n’est plus rien. Les humains sont obsédés par leur monde d’origine, mais le même phénomène a eu lieu partout.
Quelques passages s’ouvrent. On constate que des têtes contemplent les restes. Elles viennent de ces univers artificiels, parallèles, où l’humanité jouait les touristes. Elles ne comprennent pas vraiment le bazar, ni ses implications. Elles ne sont même pas là parce que la Fin du Monde aurait produit un quelconque remue-ménage de leur côté, elles ont seulement remarqué que l’accès à toutes les sources d’énergie est coupé.
Touche d’horreur, on aperçoit aussi du vert dans les observateurs. De ce qui rôde et assassine. Mais il fallait bien que ça soit au courant, pour que ça en ait tiré une telle colère.
__ Pourritures. __
C’était la Fin du Monde.
Et, bon, il faut s’en remettre. À quoi bon rêver de rétablir l’Univers comme il était avant ? Il fait bon vivre sur les plages, qu’est-ce qu’on s’en tape de l’Univers. J’en ai assez de ces gens qui oublient que nous sommes tous, actuellement, en train de vivre, et que la totalité des vivants ne peut se consacrer à une cause perdue.
La cause qui m’intéresse, c’est de ne pas laisser ceux qui ont gratté du pouvoir écraser les citoyens sous leur botte. Le musc de la chose, c’est que ça passe par leur casser la gueule.
